Ekphrastic Objects est une conférence sur les relations entre images et langage. Les énoncés de la conférence sont traités par un programme informatique permettant de les visualiser sous forme de textes en mouvement au sein d’un espace virtuel en 3D projeté sur un écran derrière le conférencier. Chaque énoncé de cette exposition logique constitue un élément qui se rajoute à la mémoire visuelle de l’ensemble des choses dites.Tout au long de la conférence, la voix est vécue en même temps comme un événement performatif, un speech act, problématisant son caractère hautement descriptif. Cette tension est mise en relief par les erreurs, le bruit et les ellipses produits par des tendances entropiques propres au programme. Pendant ce processus, une brèche s’ouvre entre ce qui est dit et lu, entendu et vu, dans laquelle la matérialité du langage devient une substance malléable expérimentée en temps réel.
Mercredi 10 novembre 2010
l’Auditorium de l’école, à 17h
http://www.erba-rennes.fr/fr/maj-e/c1a9i4724/actualites/actualites/conferences.htm
Ekphrastic Objects à l’Institut National d’Histoire de l’Art
0 Comments Published June 8th, 2010 in TutorielsParticipation à la journée d’études :
Autour de Samuel Morse : Reproduction et Transport
Jeudi 10 juin 2010
Institut National d’Histoire de l’Art
Salle Walter Benjamin
2 rue Vivienne
75002 Paris
A. 9h30-12h30
Introduction
François Brunet (Paris VII – Diderot)
La peinture américaine et les mécaniques de transfert : l’invention de l’image Le « cas » Samuel Morse, où se rencontrent peinture, télégraphie et daguerréotype, doit être resitué dans l’histoire des liens entre peinture et mécanique aux Etats-Unis, et dans le remarquable déploiement de pratiques de transfert et de reproduction d’images qui caractérise la période révolutionnaire (1775-1815) — celle de l’enfance de Morse. Cette revue aboutira à une hypothèse sur la formation précoce aux Etats-Unis de
« l’image » moderne, entendue non pas simplement comme « copie » (selon le mot de Tocqueville) mais comme relève de la logique de la représentation par celle de la production et de l’échange.
Paul-Louis Roubert (Paris VIII)
Du diorama au daguerréotype: quel modèle d’exactitude pour l’art du XIX° siècle ? L’historiographie classique établit une généalogie entre diorama et daguerréotype à partir de la question de l’illusionnisme. Pourtant le modèle de transparence imposé par la photographie au XIXe siècle excède la question de la seule illusion, au profit d’un renouvellement des standards de figuration. Le daguerréotype n’est pas le fruit nouveau de l’artifice, il est l’image même de l’exactitude.
Jean-Philippe Antoine (Paris VIII)
Morse et la logique des Panoramas : reproduction et transport Autant ou plus qu’à la peinture d’histoire, les grands tableaux de Morse empruntent aux panoramas contemporains. Ces œuvres elles- mêmes mobiles transportent par la reproduction des lieux exotiques ou historiques pour en faire un spectacle urbain. Mais que devient cette logique, lorsqu’elle s’applique aux nouveaux lieux publics de la démocratie (représentation nationale, musée), et présente des instants quelconques ?
B. 14h30-17h30
Jean-Louis Boissier (Paris VIII)
Le code Morse et Internet
S’il est légitime de voir dans le code Morse une origine de la codification sur laquelle se fondent les processeurs numériques et, plus encore, l’enregistrement, la transmission et la mise en réseau des informations et des opérations, on peut aujourd’hui observer Internet et les réseaux sociaux comme des lieux d’une archéologie du Morse.
Jeff Guess (Ecole nationale supérieure d’Arts, Paris/Cergy)
Ekphrastic Objects
Quelques énoncés sur l’image, le langage et la rencontre Samuel Finley Breese Morse / Louis Jacques Mandé Daguerre. Tentative de transmission d’informations par l’électricité, où la nature se reproduira d’elle-même. Traduction simultanée.
Discussion Générale



